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12 septembre - Saint Nom de Marie

HISTORIQUE

Cette fête doit son origine à la dévotion des fidèles. Elle fut d’abord approuvée en 1513 pour le diocèse de Cuenca en Espagne. Innocent XI la rendit obligatoire en 1683, en reconnaissance de la délivrance de Vienne par la victoire de Sobiesky, roi de Pologne, sur les Turcs. Innocent XIII étendit la fête du Saint Nom de Marie à l’Église universelle en 1721. La fête du Saint Nom de Marie fut placée au 12 septembre par Pie X lors de la grande réforme du Bréviaire romain en 1911. La fête du Saint Nom de Marie a disparu lors de la réforme du calendrier par Paul VI (1969), mais lui a laissé une messe votive ce qu’a ratifié Jean-Paul II dans Les messes en l’honneur de la Vierge Marie, publié à Rome le 15 août 1986, où la vingt-et-unième messe est en l’honneur du saint Nom de Marie.
Le nom de Marie est la forme grecque de Mirjam, nom de femme chez les Hébreux. Il a été donné plusieurs explications de ce nom. La plus populaire est celle d’Étoile de la Mer, qu’a commentée saint Bernard, et que l’hymne des vêpres de la Vierge a consacré : Ave maris stella… C’est aussi la signification la plus pleine et la plus adaptée à la personne et au rôle de Marie. Comme l’astre, sans perdre rien de sa lumière, émet pourtant le rayon qui des hauteurs du ciel nous éclaire, ainsi, Marie, sans atteinte à sa virginité, a enfanté son Fils qui est notre lumière, comme le dit saint Jean, et qui nous indique la route sur la mer orageuse de ce temps.

1941, Flavigny – vendredi 12 septembre,
Saint Nom de Marie, Tout Double.


O Père ! qui avez donné à votre propre Fils ce sacerdoce qui devait l’immoler.
Il faudra immoler tout. Si le sacerdoce n’avait pas immolé le Fils, à quoi aurait-il servi ?
Et cependant, n’être aucunement absorbée par cette immolation ni repliée sur elle, mais alors même qu’elle progresse en moi, demeurer abîmée dans la gloire du Père, abîmée in sinu Patris : « Tenui eum, nec dimittam ◊ Je l’ai saisi et ne le lâcherai pas ! » Ct 3,4

« Vois qu’en moi tu es toute puissante. »
(en mon sacerdoce)

Vu pendant le Rosaire (mystères douloureux) que cette suppléance selon le sacerdoce et le sacrifice, ce n’est pas moi qui en ai l’initiative, mais le Verbe Incarné, selon son sacerdoce. (Carnets 1. Les grandes grâces, p. 249)

[…]

1942, Flavigny – samedi 12 septembre.


Les grâces actuelles sont des effusions passagères du Verbe Incarné – tandis que les dons de Filiation et de sacerdoce en sont une propriété personnelle et permanente, accompagnée de droits sur Lui !

« Tu ne peux louer sans que Je loue,
ni adorer sans que J’adore. »

Car c’est en sa louange que, par son sacerdoce, je loue et j’adore le Père – de même que c’est en Lui, Verbe, que je suis enfant du Père : dans sa Filiation éternelle que je reçois la Filiation adoptive.

La Très Sainte Humanité du Verbe a été unie à la Déité selon toutes les possibilités surnaturelles – et s’est offerte à l’expiation selon toutes ses possibilités naturelles ; toute la mesure infinie de grâce a été pour l’union selon la Filiation – et toute la mesure de nature, pour l’expiation selon le sacerdoce – mais à l’intérieur de la Filiation : là sont les deux points extrêmes du mystère. […]

Au-delà du mystère de présence, il y a le mystère d’immolation qui intéresse la Très Sainte Humanité du Verbe, et est ordonné au Père : et ce mystère surpasse comme à l’infini celui de présence, comme excellence et comme effets.
Car telle est l’efficacité de cet effet que sans avoir participé expérimentalement à cette immolation nous y sommes, grâce au sacerdoce, tellement intéressés et engagés par la foi et la volonté d’immoler la Très Sainte Humanité du Verbe, que nous avons personnellement part à cette immolation, comme si elle était réellement accomplie en nous.

« Ton immolation est dans cette confusion
(la confusion de mon inutilité extérieure)
Et il ne suffit pas que tu l’acceptes,
mais Je veux que tu la recherches pour y disparaître
et t’en servir comme d’une tente,
comme une porte que, de toi-même, il faut fermer sur toi ;
car Moi, Je t’ai choisie pour Moi. »

[…]
Tout refoulement, et toute compression, ne le sont que sur un plan inférieur, en vue du progrès de la vie à un plan supérieur ; car la vie n’est pas amputée ni diminuée, elle ne peut pas l’être, mais elle est comme canalisée, à la façon d’un barrage qui sert à faire monter le niveau d’une eau qui toujours coule, d’un fleuve dont le cours tendant toujours à descendre serait, par la force du sacerdoce supérieure à celle de la nature, librement contraint d’accepter un cours ascendant, comme une source jaillissant en altitude dans la vie éternelle, ce qui est l’effet le plus parfait des trois.

L’activité de l’intelligence et de la volonté : (des facultés spirituelles) est, de soi, indispensable, à cause de leur objet qui est une réalité en elle-même, indépendante de la faculté qui s’y applique.
L’activité de l’imagination et de la sensibilité est toute personnelle, mais involontaire ; la volonté n’y peut pas intervenir directement. Elles ne sont pas étrangères à la réalité, elles s’y intéressent à leur manière. L’activité de la conscience et de la liberté est personnelle et volontaire.

« En te donnant à Moi, tu M’as donné ta misère,
et en te recevant en Moi,
J’ai reçu ta misère dans ma miséricorde,
comme J’ai pris ton amour dans mon Amour
et ton être dans mon Être,
ta misère n’est plus à toi,
elle est à ma miséricorde. »


(Inédit, C 16, p. 1430/867 à 1433/869)

Mardi 12 septembre 1944.


« Osculetur me osculo oris sui ◊ Qu’il me baise des baisers de sa bouche ! » (Ct 1, 2) signifie l’impression des dons-perfections par l’Étreinte de l’Esprit Saint. Ce n’est pas directement relatif au Verbe, mais ultérieur, c’est ce qui suit sa génération. Et ce doit être l’objet de nos désirs ardents, pour la gloire du Père ; car c’est sa gloire que ses créatures portent l’empreinte de sa propre Perfection. (Inédit, C 32, p. 2998/1778)

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