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21 novembre – Présentation de la Vierge Marie

Historique

La fête de la Présentation de la Vierge Marie est attestée dès le VIIIe siècle à Constantinople ; des homélies de saint André de Crête (+ 740) lui sont consacrées. En Occident, dès le Ve siècle, on voit à Saint-Maximin, sur une pierre tombale, l’inscription : « Marie, la Vierge servant dans le temple de Jérusalem. » En 1372, le Saint-Siège admet cette fête et Charles V l’introduit en France l’année suivante. Elle figure au missel romain depuis 1505 encore qu’elle fut supprimée par Pie V entre 1568 et 1585.

Jean-Jacques Olier, fondateur du séminaire de Saint-Sulpice, donna comme fête principale à ses premiers séminaires, la fête de la Présentation de la Vierge au Temple et institua pour ce jour la cérémonie de la rénovation des Promesses cléricales.

Cette fête fait référence à un texte non canonique : le Protévangile de Jacques, composé au IIe siècle, probablement en Égypte, qui raconte en style merveilleux la vie de la Vierge Marie. Voici l’extrait qui concerne la Présentation au Temple :

Lorsque la petite fille eut trois ans, Joachim dit : Appelez les filles d’Hébreux de race pure, et qu’elles prennent chacune un flambeau, un flambeau qui ne s’éteindra pas. L’enfant ne devra pas retourner en arrière et son cœur ne se fixera pas hors du Temple du Seigneur. Elles obéirent à cet ordre et elles montèrent ensemble au Temple du Seigneur. Et le prêtre accueillit l’enfant et la prit dans ses bras. Il la bénit, en disant : Il a glorifié ton nom, le Seigneur, dans toutes les générations. C’est en toi qu’aux derniers jours il révélera la Rédemption qu’il accorde aux fils d’Israël ! Et il fit asseoir l’enfant sur le troisième degré de l’autel. Et le Seigneur Dieu fit descendre sa grâce sur elle. Et, debout sur ses pieds, elle se mit à danser. Et elle fut chère à toute la maison d’Israël. Les parents redescendirent du Temple, et ils étaient remplis d’admiration, et ils louaient Dieu l’enfant ne s’était pas retournée en arrière. Et Marie demeurait dans le Temple du Seigneur, semblable à une colombe, et la main d’un Ange la nourrissait.
Rappelons que c’est un 21 novembre, en 1980, que Marie de la Trinité passa de ce monde au Père, in sinu Patris.


1941 – vendredi 21 novembre
Marie de la Trinité est à l’unisson des leçons de la liturgie du jour puisées au Cantique des cantiques, chant de la bien-aimée pour son bien-aimé : « Son palais n’est que douceur, et toute sa personne n’est que charme. » (Ct 5, 16)

Marie se sent invitée intérieurement, à se conformer à la douceur et au charme « qui rend l’âme toute suavité à Dieu et au prochain. » Son esprit est attiré par les fruits que doivent produire les grâces en celle que le Seigneur distingue : « toute sa personne n’est que charme. »
Ce charme, cette douceur « saisissent les âmes et les entraînent à Dieu… par les fruits de grâce. » Et ces fruits, si attirants, sont les fruits de la Filiation et du sacerdoce. (Carnets, Les grandes grâces, Cerf, 2009, tome 1, p. 347 s.)

1942 – samedi 21 novembre
En contemplant la vocation sacerdotale de la Vierge au Temple, Marie de la Trinité approfondit sa réflexion sur le sacerdoce. Elle expérimente que notre nature humaine est touchée par ce qui produit en elle des effets particuliers, même s’ils sont douloureux. C’est pourquoi, dans le sacerdoce, elle est touchée « par les activités d’immolation et d’expiation qui la concernent davantage que les activités d’adoration et de louange qui n’ont pas sur elle des effets directs. » Les activités du sacerdoce d’adoration partent de la nature mais c’est tout, car la nature ne peut les suivre dans leur terme qui est Dieu.

Marie éprouve l’impuissance de notre nature et la nécessité qu’il y a, pour exercer notre activité sacerdotale, de joindre notre propre humanité à celle du Verbe incarné, quelle que soit la forme de notre sacerdoce : sacerdoce ministériel des prêtres ou sacerdoce personnel des chrétiens. Lorsque cela n’est pas, la gloire de l’activité sacerdotale ne revient au Père que selon son Fils et pas selon le membre de ce Fils qui reçoit pourtant, par le Verbe, les dons de Filiation et sacerdoce.
« L’attitude sacerdotale suit la volonté du Père en lui référant la nature humaine jusque dans le détail de ses activités naturelles déifiées. Et la Filiation étreint cette même volonté mais selon sa simplicité dans le Père. » (inédit, carnet 19, p. 1721-1722/1053)

1944 – 21 novembre
Au jour de cette fête, c’est la consécration qui retient l’attention de Marie de la Trinité. Elle la voit comme un remède à notre incapacité : « Nous nous consacrons à la Déité et au Père, parce que nous ne pouvons ni comprendre son mystère, même selon la grâce, ni l’atteindre, selon notre nature – et cependant nous sommes en relation nécessaire avec Lui, soit selon la grâce et les dons, soit selon notre nature qu’il Lui a plu d’ordonner à Lui-même. Il n’y a que la consécration qui puisse convenir pour suppléer à notre incapacité, laquelle ne doit pas tout tenir en échec. »

Le lieu de la consécration, c’est l’autel et l’autel, c’est le Christ nous dit la liturgie. Marie a un point de vue encore plus profond : « L’autel formel, fondamental et suprême, c’est le sein du Père – car la Très Sainte Humanité repose sur le Verbe qui l’assume – et le Verbe Lui-même repose au sein du Père qui L’engendre. » (inédit, carnet 34, p. 3101/1840-3102/1841)

1945 – mardi 21 novembre

_ Tu seras la part de ma sainteté
Ma propre part, destinée à Moi-même.
La part de Moi-même pour Moi-même. »


C’est par ces paroles reçues du Père que Marie entre dans la fête de la Présentation de la Vierge au Temple. Et elle ajoute : « L’union à Dieu exige une intense adhésion à soi-même, mais dépouillée, purifiée, libérée de tout ce qui n’est pas essentiellement soi selon l’idée qu’en a le Père Lui-même. » (inédit, carnet 35, p. 3230/1917)

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