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15 octobre - Sainte Thérèse d’Avila

Note biographique : Térèse naquit à Avila (Espagne) en 1515. Elle entra au Carmel de sa ville en 1525 où elle se « convertit » en 1555. C’est en 1562 qu’elle ouvrit le premier Carmel réformé et qu’elle commença sa vie de « femme errante » pour multiplier ses fondations. Elle mourut à Albe de Tormès en 1582.


1941 – mercredi 15 octobre

Marie de la Trinité avait un profond attrait pour la vie contemplative, son désir était le Carmel mais devant la grande réticence de ses parents et de son directeur spirituel, « par obéissance », elle entra chez les Dominicaines missionnaires des campagnes.

Térèse d’Avila était une des grandes références spirituelles de Marie et, en cette année 1941, à l’occasion de sa fête, Marie reçut une grande grâce mystique d’union à Jésus dont elle commença à ressentir les effets la veille, au cours de l’office.

« Pendant l’action de grâce j’ai éprouvé comme l’envahissement dans mon âme, de l’âme du Christ – très simple, très total en cette simplicité même ; avec ce qui rend son âme si agréable au Père : filiation, sacerdoce, hostie. Comme si mon âme envahissait la sienne, la sienne s’imprimant en la mienne, tout en la compénétrant – et de même, la mienne en la sienne. Je n’ai jamais rien éprouvé de semblable. »

Le jour même, Marie écrit : « Même expérience qu’hier pendant l’action de grâce. »

Le lendemain, jeudi, l’expérience se poursuit : « De nouveau cette expérience mais comme avec la disparition de mon âme. L’âme du Christ me tenant lieu d’âme, et comme à la disposition de ma personne – selon la filiation, le sacerdoce, la victime ; très simplement, immense paix et joie spirituelle. »
(Carnet, Les grandes grâces, tome 1, Cerf, p. 260)

1942 – jeudi 15 octobre

Marie note en première place : « En tes mains je remets mon esprit. » , qu’elle commente ainsi :
« C’est à cela que je suis attirée. En tout ce que je reçois, je reste immobile. Les grâces ne provoquent pas de mouvement en moi, mais plutôt un effet statique intérieur, comme si cela retournait toute la vie sur l’être, dans l’être. »

Cette aspiration à la sainteté ne va jamais, chez Marie, sans une attention particulière à l’Esprit Saint qui, « dans chaque créature humaine, intensifie le potentiel, le dynamisme, l’activité de tel ou tel don – selon qu’il plaît au Père, en vue de l’harmonie de ses desseins. »

Pendant l’office de Matines, Marie reçoit une lumière particulière sur le sacerdoce et la Filiation « qui sont en eux-mêmes spécifiquement dons du Père. C’est pourquoi ce sont des dons principaux, capitaux – des dons premiers en excellence, et premier en influence. Et ils sont déposés en ce qui, dans la nature humaine, est le plus proche et le plus ressemblant au Père – dans la substance même, simple, de l’âme – comme au point central de son être : de sa substance, de sa nature, de sa vie et de sa personne ; de même ils sont le point central de la participation à la nature divine, et des activités divines de l’âme, selon la grâce. »
(inédit, p. 1555-1556/949-950)

1945 – lundi 15 octobre

Ce matin là, à la messe de la fête de sainte Térèse, l’attention de Marie se fixe sur un mot entendu dans l’oraison dite en latin : « ita cælestis ejus doctrinaæ pabulo nutriamur…◊ Que nous soyons nourris de l’aliment de sa doctrine céleste. » » Ce mot « pabulo » (= pâture) envahit Marie qui reçoit alors la parole suivante :
« Divino pabulo enutriam te. ◊ Je te nourrirai d’une pâture divine. »

Les lumières de l’oraison sont la pâture divine qui nourrit l’intelligence qu’il faut avoir du sacerdoce :

« La forme essentielle de référence sacerdotale à Dieu et au Père est l’adoration, tout ce qui est sacerdoce terrestre n’est que secondaire ou accidentel. »

Marie voit que le sacerdoce, sous cette forme de référence adoratrice, restaure la nature humaine parce que, dans le Père, « l’idée » de notre nature n’est pas subordonnée à la chute, au péché, à l’expiation, ni même à la sainteté : « Dans le Père, il importe que notre nature soit d’abord elle-même, intégralement et harmonieusement. » (inédit, p. 3221/1912)

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